La curiosité est un vilain défaut qu’il faut savoir cultiver…

Incontournable !

Incontournable ! dans Manga/BD Les-Ignorants-220x300Vous aimez le vin ? La BD ? les amis ? Ce nouveau Jean  Davodeau est pour vous… Un dessin subtil et tout à fait accessible, une histoire de découverte et d’amitié. Cette bd vous rend heureux pendant et après. Quoi, vous êtes encore en train de me lire : courez l’acheter !

14 mars, 2012 à 23:15 | Commentaires (0) | Permalien


Le système m’a tuer

Pétrie par lLe système m'a tuer  dans Littérature le-systeme-victoria-246371-250-4001-188x300e plaisir de ma dernière lecture de ce grand écrivain, parce que c’est un grand écrivain, je me suis jetée corps et âme dans son dernier roman : le système Victoria d’Eric Reinhardt. Alors oui, la critique l’a encensé  (insensé ?) mais alors, personnellement, je n’ai pas tellement apprécié ma lecture. Pfff 520 pages pour ça ? Une histoire de maitresse qui tourne mal, le parallèle avec le systéme capitaliste qui n’est pas infaillible et puis de la branlette d’intellectuels parisiens sur le sens d’un mot, d’une vie, d’une destinée. Des sentiments flous : on ne comprend même pas comment les personnages arrivent encore à nous expliquer à la 400 e page qu’ils aiment leur femme et mari respectifs et puis du fantasme, du fantasme, du fantasme…érotique (de la Louboutin à la partouse.) bon bref, C’est chiant. Non mais franchement, au-delà du fait que c’est extrêmement bien écrit (manquerait plus que ça ne le soit pas !) et bien ; on s’ennuie. Y’a pas d’histoire dans cet amphigourique succession de scènes d’errance de travail et d’amour. Eric, Eric, Cendrillon était une petite merveille, on attend la prochaine.

24 janvier, 2012 à 15:56 | Commentaires (0) | Permalien


Tu m’donnes ton Jobs, Steve

Petit pavé de quelques 6Tu m'donnes ton Jobs, Steve  dans Tendance ? Steve-Jobs-300x22400 pages, voilà une biographie qui en décrit long sur la vie du plus grand génie de la technologie.
On y découvre la vie de Steve Jobs, adopté par des parents aimants et dont le père fin bricoleur de vielles voitures, lui transmettra sa passion du détail. Un Steve Jobs plus passionné par le zen que par les études. Un Steve Jobs visionnaire, souhaitant que la rencontre de la technologie et de l’art permette à l’usager une expérience unique. Un passionné par le Beau et par la Technologie. Mais on y découvre également un Steve Jobs dont le caractère coléreux et impatient en fait un être exécrable. Les disputes avec Bill Gates mais également son éviction à la tête d’Apple dans les années 90, son implication chez Pixar…. toutes ces expériences l’ont façonné et ont façonné son style, sa pensée, sa façon de créer.

Une biographie écrite dans un style efficace. Les anecdotes parfois répétitives nous permettent une plongée, une immersion, dans la vie et dans l’envie du plus grand innovateur artistico-technologique que le monde ait porté !

12 décembre, 2011 à 19:27 | Commentaires (0) | Permalien


Le livre qui va vous donner envie

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Nathalie Lamoureux porte bien son nom puisque c’est en tant que passionnée de courses, de trails… d’exploits qu’elle nous offre son petit livre rouge : courir de plaisir.

Ce livre est une ode au courage, à l’effort, à l’amour de la nature et de l’exploit ordinaire d’hommes et de femmes. Loin du cliché biographique sur  le coureur : moi, ma vie, mes courses, cette journaliste parle avec beaucoup d’humanité d’une discipline pas si individualiste. Nombreuses sont les histoires sur ses compagnons de course issus de tous les milieux, gros, mince, petit, jeune, vieux et avec mille et une raisons passionnantes de se jeter dans  cette folie de l’ultrafond ou du trail. Car il s’agit bien d’une folie. Les bornes accumulés, l’ultra-trail du mont blanc, recommencé jusqu’à son aboutissement…la douleur physique, psychologique mais également les parties de franche rigolade et surtout le plaisir sous toutes ses formes : un livre plein d’entrain et d’envie.

On sourit très souvent aux histoires racontées avec une simplicité si réelle qu’on a l’impression qu’on les a vécues. Elle raconte qu’une fois ayant oublié ses bâtons de course, elle demande à un ami journaliste sur place de lui déposer à une étape. Celui-ci lui en amène qu’un seul : résultat chute après chute, Nathalie finit la course la cheville ayant triplé de volume. A l’arrivée, elle remercie son ami mais lui demande « mais pourquoi m’en amener qu’un seul ? » et lui, lui répondant « ha bon, il te fallait les deux ? ».

A lire donc de toute urgence pour les passionnées de course ou non. Ce petit livre est une invitation à se surpasser… avec plaisir.

19 juin, 2011 à 14:04 | Commentaires (0) | Permalien


Mort au jeunissme !

Voilà une revue qui va faire parler d’elle ! Pas seulement parce qu’elle approche trois mots antinomiques : schnock, vieux et 27 ans (et 87 ans), pas seulement parce qu’elle fait 176 pages (quoi une revue ??) et qu’elle paraît deux fois par an seulement… Non pas seulement. Schnock, c’est avant tout un état d’esprit. Etre vieux dans une société où même Catherine Deneuve ne parvient plus à esquisser un sourire, n’a pas vraiment de sens. Mais être vieux c’est avoir connu des trucs de vieux comme : Jean-Pierre Marielle à ses meilleures heures d’acteur dans des films comme les galettes de Pont Aven de Séria et de donner la parole à Séria lui-même. Etre vieux c’est savoir qui est Stephan Collaro et sourire de nostalgie quand on lit l’interview du dernier concepteur des gadgets de Pif. Etre vieux c’est également s’intéresser à des histoires de géopolitique hexagonale et découvrir comment « Pierre Desproges a battu Guy Bedos au Trivial Pursuit en 1986 ».

Laurence Rémila, rédactrice adjointe de Technikart et Christophe Ernault, également connu sous le nom d’Alister, auteur-compositeur-interprète qui se pait le toupet de nommer  son article « comment j’ai raté mon interview d’Eddy Mitchell », nous offre une revue bien mise en page, bien illustrée, bien écrite…bref une revue schnock qui porte bien mal son nom !

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16 juin, 2011 à 22:19 | Commentaires (0) | Permalien


Subversif, vous avez dit subversif ?

Incroyable mais vrai, le collectif artistique russe Voina a reçu aujourd’hui le prix Innovation, l’un des plus grands honneurs pour l’art contemporain en Russie, décerné par le Ministère de la Culture et le Centre National d’art contemporain. L’oeuvre récompensée : un graffiti dessinant les contours d’un phallus. Mais pas un petit phallus, que l’on retrouve à la sortie des toilettes dans les lieux interlopes, non un Phallus géant de 64 m. Le concept est assez drôle en fait, puisque ce graffiti a été effectué sur la partie levée d’un pont-levis faisant face à la FSB (Service Fédéral de la Sécurité de la Fédération Russe, successeur du KGB).

Ce collectif artistique est connu en Russie pour ces performances provocatrices : les artistes activistes ont lancé des chats vivants dans un Mcdonalds pour protester contre la société de consommation, ils se sont filmés dans une musé de l’état en pleine orgie sexuelle au moment des élections pour dénoncer celles-ci…Ils ont été jusqu’à retourner toutes les voitures de police au centre de Saint-Petersbourg… un groupe subversif, provocant et plutôt politique (ou dénonçant une certaine politique…) étonnant que l’Etat ait souhaité récompenser ces activistes. Par ailleurs, ces derniers ont commencé par refuser ce prix mais l’auraient peut-être sans doute accepter (il y a tout de même 4000 000 roubles à la clé soit environ 9 900 euros). Parfois deux antinomies trouvent un terrain d’entente.

russianpenis511.jpgArtinfo-France

13 avril, 2011 à 20:08 | Commentaires (0) | Permalien


Blankets de Craig Thompson

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Vous allez penser que j’aime tout ce que je lis…il y a des périodes comme ça où les choix sont bons (je finis la vie est brève et le désir est sans fin et je serai probablement moins dithyrambique, patience.)
Blankets de Craig Thompson est plus qu’une BD … un roman graphique de près de 600 pages ! Un dessin très juste, une histoire remplie des émotions du jeune garçon qui subit les brimades de son père et de ses camarades d’école. Il vit l’injustice et pourtant ne perd pas la foi mais culpabilise souvent et se réfugie donc dans le dessin, « activité frivole » selon son entourage, mais qui sera salvatrice pour Craig qui évolue dans un monde qu’il ne comprend pas. Il nous raconte son enfance, son premier amour, ses doutes, son évolution en tant qu’homme.
Il y a de la poésie de sans cette histoire, une façon pudique de se livrer en dessin. A chaque pas dans la neige (puisque Craig a grandi dans le Wisconsin) nous avons envie de crier « O temps suspend ton vol »… Il y a de la douceur dans cette histoire : on ne comptera plus le nombre de volutes dessinées par la plume de Craig et qui tranchent parfois avec le noir trop intense des vignettes ou de l’histoire. Courez sous la couverture ce weekend avec votre pavé. Vous ne serez pas déçu du voyage !

15 février, 2011 à 20:08 | Commentaires (0) | Permalien


Ce week-end réagissez !

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Indignez-vous ! nous exhortait en fin d’année Stéphane Hessel, cet homme de 93 ans, ancien résistant, écrivain et corédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (rien que ça !). Et, nous avons eu envie  de nous Indigner, puisqu’à la fin de l’année 2010, quelques 300 000 d’entre nous (source Edistat) avons acheté ce manifeste. 300 000 qui cherchent encore une façon de se révolter ? Car comme le décrit si minutieusement Stéphane Hessel dès le début de son opus, il faut trouver un motif d’indignation. Est-ce si difficile à trouver dans nos sociétés actuelles ? Non, c’est sans doute le trop grand nombre de motifs qui nous désespère avant la lutte. Ce parallèle entre notre société et les espoirs des hommes et des femmes durant cette terrible guerre et à la libération, est plein d’enseignements. Parfois, nous nous sentons lâches de ne pas combattre les inégalités, de laisser l’économie diriger le politique et le politique se protéger la part belle d’un gâteau auquel nous mettons tous la main à la fabrication, nous faut-il alors un manifeste qui nous servirait de petit livre à la révolution et remplacerait l’intérêt général au centre des préoccupation de tous et et surtout de ceux qui s’en prévalent ?

Pour en savoir plus sur le contenu, cliquez ici.

Un parallèle que j’ai bien envie de faire avec le film Welcome qui lui aussi quelque part aurait pu s’intituler Indignez-vous ! Je suis sans aucun doute un peu en retard sur les sorties ciné, mais il faut visionner ce petit chef d’œuvre. Une histoire bouleversante (la rencontre d’un homme qui fuit sa condition et qui se sent capable de repousser les montagnes pour rejoindre celle qui l’aime et d’un autre homme englué dans son quotidien et devenu indifférent, qui tente le tout pour reconquérir sa belle, est toujours un pitch de départ bouleversant.) dont l’homme, avec toutes ses faiblesses, son hypocrisie, son indifférence et sa méchanceté mais également sa bravoure, son engagement, sa capacité à aimer est le cœur. Une histoire de rêves et d’espoirs qui trouve échos dans l’autre (parce qu’on ne s’en sors jamais vraiment seul) et qui prend la forme d’un projet. La photo du film est intéressante et la façon de filmer les Hommes est tellement juste, équilibré, réel. Un petit bijou… à voir après ou avant d’avoir lu Indigner-vous ! et vous ferez d’un simple week-end, le jour où…

 

 

Synopsis : Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d’aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.

 

Image de prévisualisation YouTube

6 février, 2011 à 20:02 | Commentaires (0) | Permalien


Attention très bon premier roman !

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Le pitch de départ : raconter l’absurdité de notre époque à travers un personnage – que l’on pourrait aisément associer à des personnages et des faits réels – errant dans un monde qui brille : une star. Mais une star sans ! Sans talent, sans génie, sans la moindre réalisation à son actif, sans projet. Une star qui met en scène la vacuité de sa propre vie et qui la laisse se faire photographier. Avril Alken a 27 ans et n’a rien fait pour devenir la coqueluche du Net et des journaux si ce n’est être riche et s’être mis en scène dans un programme télé-réalité à succès. Mais loin de se contenter de ce bonheur mal bâti, Avril est tracassé : « Il paraît qu´on mesure un homme à la somme de ses actes. Or cela ne peut signifier qu´une seule chose : je n´existe pas. » Il n’a pas tort notre Avril parce que ce n’est pas en couchant avec des femmes stéréotypées qui ne le font plus fantasmer, en mélangeant les drogues et les médicaments, en se perdant dans des soirées qui l’ennuient qu’il parviendra à définir le sens de sa vie. 

 

Glory Boom très bon premier roman est écrit avec plein d’humour et de rythme. On ne s’ennuie pas et on sourit à la lecture de certains zeugmes «   Je me suis vidé l’esprit, les poches et les couilles. » (p.115) qui sont certes un peu faciles mais bien placés. Killian Arthur ou Arthur Killian (?) – ne vous méprenez pas, il est français – signe un premier roman divertissant avec un relent de vérité sur le sens de notre siècle et nous rappelle quelque chose des romans pop trash de Bret Easton Ellis. Pour la petite histoire, si vous taper Killian Arthur sur google vous ne trouverez pas une ligne sur cet auteur. Ironique quand le roman débute par cette phrase « (…) En tapant mon nom sur google, on obtient six millions de résultats…. »

16 janvier, 2011 à 19:07 | Commentaires (1) | Permalien


Posséder les portraits !

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Pour démarrer cette nouvelle année littéraire, laissez-moi vous faire profiter de l’ouverture de mes cadeaux. Il n’y a que peu de surprises dans cet acte car pour éviter toutes brouilles avec ma famille, nous établissons une liste au préalable. Une liste c’est claire, simple : en toutes lettres sont écrit mes besoins, mes envies. Une place est laissée à la surprise mais tenons-nous en pour une grande part à la liste.

La mienne comporte souvent … des livres.

Et cette année (passée), je ne suis pas peu fière de mes choix puisque j’avais explicitement demandé le livre Portraits de Libé édité par la table ronde. O combien ai-je été inspirée !
Comme son nom l’indique, il compile le portraits de personnalités connues ou inconnues qui ont fait l’actualité et qui se sont retrouvées en dernière page de Libération.

La période choisie pour cette compilation: 1994- 2009. Véritable radiographie de l’actualité et témoignage de notre temps, ce livre est à la fois un moment d’émotions et de nostalgie quand on retrouve Jacques-Yves Cousteau en 1995 ou Marie Trintignant en 1996, moment de vérités avec le Nicolas Sarkozy de 1995 ou la Carla Bruni de 1998 ou le Dominque Strauss-kahn de la même année, moment de curiosité et de toute puissance (et voilà ce que tu es devenu ! ) avec Johnny Deep en 1997 (il avait les cheveux courts) ou Edouard Baer en 2000. Une mine de souvenirs et un devoir de mémoire à la fois.

Outre les personnalités inoubliables et à ne pas oublier, il y a quelques inconnus qui ont créé le moment : Françoise Cohen en 1995, Farid Ramou en 2003.
Et au-delà, il y a l’écriture. Inoubliable également, tranchante, acerbe, juste tellement juste. Cette « der » de libération est toujours un pur moment de délectation journalo-littéraire. L’incontournable Luc Vaillant a été bien entouré ou bon professeur car la qualité est souvent égale et donc un régale. Les titres tout d’abord sont une jouissance qu’il fallait graver dans le marbre : pour le portrait de Rocco Sifredi on a pu lire La bite humaine, pour le portrait de Nicolas Sarkozy en 1995 Quand il sera grand…, le portrait de Pierre Soulage a été intitulé Noir Hérault et celui d’Isabelle Marant  La griffe qui fait bobo…Moi je crie HO HO HO !

Puis l’article s’en suit, souvent long mais jamais ennuyeux. Les mots coulent, les mots filent et déshabillent un peu cette personnalité consentante. Le « portrait »en lui-même c’est-à-dire la photo a également toute son importance et parvient à capter l’intemporalité de chacun. Il était nécessaire de les graver sur du papier Offset !

Je pousse rarement à la consommation mais en 2011, il faut absolument commencer par posséder ces portraits. C’est un investissement sans modération pour vos zygomatiques et votre inspiration scripturale.

 

9 janvier, 2011 à 16:43 | Commentaires (0) | Permalien


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